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Se Faire des Amis Anglais: une Mission vraiment Difficile?

Les Anglais n'ont pas toujours bonne réputation en matière d'amitié, de nombreux Français de Londres se plaignant souvent de la difficulté à vraiment copiner avec eux. Personnellement, je ne partage pas cet avis, mais tente ici de comprendre d'où peut venir une telle perception.

Quand je me suis installée à Londres en 1999, j'ai logé en attendant de trouver un appartement chez une amie parisienne qui vivait ici depuis trois ans. Après m'avoir prodigué quelques conseils essentiels (comment survivre aux déficiences de la plomberie victorienne et où trouver du bon pain), elle m'a mise en garde sur un point essentiel à ses yeux : "Les Anglais sont très agréables, mais il est quasiment impossible de s'en faire de vrais amis ". Une remarque que j'ai entendue de nombreuses fois depuis de la bouche d'autres Français, mais aussi Américains, Australiens, Italiens, et j'en passe... Ma propre expérience s'est révélée fort différente, et j'ai la chance de m'être fait d'excellents amis anglais. Je ne suis évidemment pas un cas isolé, et plein de Français apprécient le sens de l'amitié anglais, allant parfois d'ailleurs jusqu'à pousser l'Entente Cordiale jusqu'au mariage.

Comment expliquer dès lors que les perceptions puissent varier de telle façon entre expats? Peut-être parce que beaucoup des 350 000 Français de Londres, comme dans les autres grandes communautés, tendent à rester entre eux- pourquoi en effet sortir de son cercle, déjà large, quand il y a tant de gens qui partagent sa propre culture et sa langue, voire aussi des souvenirs communs datant de l'école ou de l'université. Un ami français remarquait ainsi récemment qu'il ne se passe pas une semaine sans qu'il tombe par hasard sur une de ses connaissances parisiennes désormais installée à Londres. Ceci est particulièrement vrai à South Kensington -un quartier surnommé « la Vallée des Grenouilles » et « le XXIè arrondissement de Paris »- où l'on pourrait parfois se croire dans l'Hexagone, notamment dans certaines soirées 100% françaises.

Une autre critique que l'on entend souvent porte sur la difficulté supposée d'être invité chez les Anglais pour dîner. Là encore, je ne pense pas que cela soit vrai, et à mon avis, que les Anglais sont des hôtes bien aussi généreux et accueillants que les Français. Mais l'approche semble clairement différente: quand un Français rencontre quelqu'un avec lequel il s'entend bien, son premier réflexe, en bon Latin, est souvent de l'inviter chez lui pour dîner, même s'il le connaît à peine. Les Anglais par contre tendent à se montrer au début davantage réservés: en tant que signe d'amitié -laquelle se construit avec le temps- une invitation peut prendre plus de temps, car elle apparaît davantage comme un signe de confiance. Moins spontané peut-être, mais pas si déraisonnable...

Une version abrégée de cet article a d'abord été publiée dans ma colonne « Expat » pour Metropolitan, le magazine d'Eurostar. 

Square frog
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17.12.2010

I agree with you Frederique, the three best cooks I know in London are ... English men !

metie
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30.12.2010

Although I have not lived in any other foreign country except the UK and I haven?t got any other culture or society to compare it with; I tend to identify with the expats you described in your article and the difficulties they encountered in making friends here. I moved to the UK 17 years ago and have been living in London for the last 14 years. When I first moved here, if anyone told me that I was going to be this lonely I wouldn?t have believed them. Prior to moving here I worked for 10 years for one of the biggest British charities in my home country Ethiopia and during that time all my friends were British. Around the same time I came to the UK all my British friends also moved back here. However I do not seem to hear from them except once a year we exchange Christmas cards. These were very close friends of mine whom I used to spend most of my waking hours. In the early years, I tried to keep in touch with them as I didn?t have any reason to suspect that our friendship was only for the duration of their stay in Ethiopia. After living over here for such a long time and when all my efforts to make friends with the Brits not being reciprocated, it dawned on me why I don?t hear any more from those whom I considered my closest friends while I was living in my home country. The notion of outsiders not wanting to integrate is not always true. If I find it this difficult despite being married to an English man, I can imagine what it must be like for others. I wonder if the reality could be the same the world over. Whoever we are when we live in our home land amongst our own families and friends perhaps it doesn?t occur to us that strangers also have the need to belong.


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