Frog Valley

Les Français de l’année: un parfait mélange de Chelsea, Liberty, Oxford et Hollywood…

Pour la troisième année consécutive, les "Froggies" de Londres -la « sixième ville de France » selon la presse britannique- ont choisi leurs champions le 17 décembre dernier. Le footballeur Nicolas Anelka, le créateur de mode Roland Mouret, le PDG de Liberty Geoffroy de la Bourdonnaye et le chef Raymond Blanc ont ainsi été élus par leurs compatriotes « Français of the Year », au cours d’un concours qui reflète le dynamisme des 350 000 Franco-Londoniens dans tous les secteurs d’activités.

Raymond Blanc, Geoffroy de La Bourdonnaye, Nicolas Anelka, Roland Mouret (Photo: Hélène Schneider)

Une brochette impressionnante de talents était rassemblée le 17 décembre dernier à la Maison du Languedoc-Roussillon, dans le quartier de Marylebone, pour recevoir des mains de l'ambassadeur de France, Maurice Gourdault-Montagne, les trophées de la troisième édition du concours des « Français of the Year », qui récompensent les Français vivant à Londres et auquel avait participé 4000 votants.

Nicolas Anelka (30 ans), qui s'est démarqué cette saison comme meilleur buteur du Championnat d'Angleterre de Première Ligue, a reçu le titre de « Sportif de l'année », détenu avant lui par le manager d'Arsenal, Arsène Wenger. L'ultra talentueux membre du club de football de Chelsea et de l'équipe de France, par ailleurs ex-Vainqueur du Championnat d'Europe des Nations et de la Ligue des Champions, a exprimé pour l'occasion son désir de continuer de « divertir son public aux Blues (le surnom de Chelsea, NDLR) comme aux Bleus ».

Geoffroy de la Bourdonnaye (52 ans), le PDG du très British grand magasin londonien Liberty -qu'il a complètement revampé depuis son arrivée il y a deux ans pour en faire une des marques de luxe les plus avant-gardistes de Grande-Bretagne- a été nommé « chef d'entreprise de l'année », en reconnaissance d'un travail qui n'est pas sans rappeler ce que l'Américaine Rose-Marie Bravo a accompli avant lui chez Burberry, transformant de la même manière une marque vieillotte liée à l'Establishment en un label super branché et innovant.

Après l'auteur Marc Lévy et l'actrice Eva Green, c'était au tour de Roland Mouret (48 ans), l'un des créateurs de mode les plus talentueux de sa génération, d'être élu « Artiste de l'année » par ses compatriotes londoniens. De façon intéressante, ce charmant natif de Lourdes, dont la liste de clientes comprend le tout-Hollywood (Scarlett Johansson, Cameron Diaz, Nicole Kidman et Demi Moore) -et qui a révélé à Chic-Londres qu'il venait de quitter Londres pour s'installer dans sa nouvelle maison du Norfolk- a par ailleurs aussi été nommé cette année "Meilleur créateur britannique" par le magazine de mode Elle: un symbole fashion s'il en est de l'Entente Cordiale!

Enfin, Raymond Blanc (60 ans), patron du luxueux hôtel Relais et Châteaux d'Oxford Le Manoir des Quat' Saisons, fondateur de la chaîne de pâtisseries Maison Blanc et de la chaîne de restaurants Brasserie Blanc, présentateur-vedette de la BBC, auteur prolifique de livres de cuisine, détenteur de deux étoiles Michelin et défenseur ardent de ses racines gauloises comme de sa terre d'adoption anglaise, a reçu le trophée de « Chef de l'année », que la superstar du Connaught, Hélène Darroze, avait reçu avant lui.

Une fois encore, ce concours, organisé par l'association des Grandes Ecoles City Circle, fondée et présidée par Laurent Feniou (38 ans), un banquier de chez Rothschild, reflète le dynamisme des 350 000 Français de Londres, présents dans tous les secteurs d'activités. Les autres nominés comprenaient ainsi -entre autres- la danseuse étoile de Sadler's Wells Sylvie Guillem et la mannequin de Marks & Spencer Noémie Lenoir, ainsi que Tidjane Thiam, Arnaud de Puyfontaine et Xavier Rollet, respectivement patrons de Prudential, National Magazine et du London Stock Exchange, ce qui démontre la vitalité d'une communauté aux talents très variés.

A noter cependant qu'aucun des grands pontes français de la finance n'a été retenu cette année, contrairement aux deux précédentes : un signe des temps qui en dit long sur leur actuelle popularité... Pour le reste, la qualité des gagnants et des nominés prouve que, malgré la récession et les prévisions de retours massifs et permanents en Eurostar, la communauté « froggie » de Londres reste aussi énergique qu'avant.

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