Quel est votre premier souvenir de Londres? Je devais avoir quatre ans. J'habitais à Hampstead et je me souviens d'aller pique-niquer le dimanche près du lac et adorer ces sorties du week-end. J'étais déspespérée quand nous avons déménagé à Clerkenwell tant la verdure me manquait!
Où habitez-vous à Londres? A Ealing, près du golf. Il y a plein de sentiers et de champs et je me sens de nouveau dans mon élément ! Il y a aussi des écuries tout près, ce qui m'arrange car j'adore monter à cheval.
Qu'est-ce qui vous manqué le plus quand vous n'êtes pas à Londres? Le sens de l'humour, la culture et la vie sociale, qui est tellement plus riche qu'à Los Angeles. Il y a une abondance ici d'endroits drôles et pleins de vie, et on peut s'amuser tous les jours sans jamais se lasser.
Comment décririez-vous Londres en trois mots? Fantastique, fun, fête.
Si vous pouviez changer quelque chose à la ville? J'améliorerais le temps, évidemment, et je réduirais le nombre de touristes dans le centre- il faudrait au moins ajouter dix nouveaux quais par station tant le métro est bondé!
Quel est votre quartier favori? En ce moment l'East End, parce que c'est tendance et cool et qu'on y trouve des choses et des endroits originaux. J'aime son côté décalé et différent.
Quels sont vos magasins préférés? J'achète mes habits chez Topshop, H&M, Zara et Next- cela m'a beaucoup surprise mais Next a fait de grands progrès récemment. Quant aux habits de grandes marques, je les achète sur eBay.
Où sortez-vous le soir? J'adore The Kent, un pub à Ealing qui combine bons plats, grand jardin et bonne ambiance. J'aime aussi l'idée qu'on traverse un champ pour y aller! Je ne suis pas une grande fan des restaurants à la mode, et préfère retourner dans des endroits dans lesquels j'ai confiance, comme The Embassy. Pour prendre un verre, j'adore aller au bar privé de l'Electric ou à Shoreditch House. Je ne sors plus en boîte, mais quand je veux faire la fête, je vais au bar du toit de l'hôtel Sanctum, où je suis sûre de m'amuser jusqu'au petit matin. Il y a même un Jacuzzi, ce qui ajoute encore à l'ambiance- même si vous ne me prendrez pas à y mettre un pied!
Où allez-vous pour vous relaxer? Chez moi.
Quelles ont été vos meilleures soirées londoniennes? Celles dont je ne peux pas me souvenir!
Et quelques questions en plus...
Cela vous plait-il de vous retrouver à gérer une collection d'art? J'en ai hérité l'année dernière et je suis encore en train d'apprendre. J'ai toujours adore la peinture, mais je découvre à quel point le monde de l'art peut être snob et rigide. Je fais évidemment figure d'anticonformiste dans la façon dont je procède, mais j'espère ainsi un peu faire bouger les choses.
Vous avez révélé à la télévision que votre père vous avait abandonnée quand vous étiez enfant. Avez-vous l'impression de recréer une rapport posthume à travers ses tableaux? Lui n'a jamais considéré qu'il m'avait abandonné, mais c'est la façon dont je l'ai ressenti, quand il a quitté la maison alors que j'avais sept ans et ne m'a plus revu pendant les treize années qui ont suivies. Mais d'une façon étrange, je me sens plus proche de lui maintenant qu'il est mort que lorsqu'il était vivant, parce que j'ai découvert beaucoup de choses sur lui depuis que je ne savais pas, notamment qu'il était si respecté en tant qu'artiste en Espagne. Je me suis aussi rendue compte que nous étions en fait très similaires- je ne suis pas sûre que cela soit nécessairement une bonne chose, mais c'est intéressant!
Vous avez développé un talent précoce pour la musique: regrettez-vous parfois de ne pas avoir poursuivi cette carrière? Absolument pas... Même si j'étais considérée comme une sorte de prodige, ce qui m'a permis de jouer un concert de violon au royal Albert Hall à l'âge de onze ans, je me suis vite lassée, car j'étais mise sans cesse sous pression par ma mère. Quand j'ai commence à réfléchir par moi-même, j'ai décidé que je voulais être journaliste de mode, mais quand je suis allée à Vogue pour faire un stage, ils ont décidé de me faire poser comme mannequin et c'est ainsi que ma carrière a commencé. Je me suis tellement plu dans ma nouvelle vie, à voyager sans cesse et à faire la fête avec des groupes de rock, que je n'ai jamais regretté le violon. Mais la musique classique m'a donné une base essentielle, et m'a rendue plus crédible en tant que compositrice chez Universal Music. Et même si je ne prends pas de plaisir particulier à jouer toute seule, j'adore accompagner au violon mon mari Matt Cheadle, qui est aussi musicien.
En tant que mannequin, présentatrice de TV et participante à des émissions de télé-réalité, votre vie a été vécue sous l'œil du public. Comment l'avez-vous vécu? Une des raisons pour lesquelles j'ai choisi de m'exiler à LA vient en partie du fait que je me sentais cataloguée ici. J'ai un côté artistique que j'ai essayé de mettre en valeur, mais quels que soient mes efforts, la seule chose qui intéressait la presse semblait être mon petit ami du moment. Evidemment, je trouve très flatteur le fait que des magazines comme FHM ou Maxim me mettent dans leurs Top 100 des femmes les plus sexys et je me suis beaucoup amusée lors de mes années en tant que « It Girl » londonienne. Mais les gens évoluent: au bout d'un moment, on veut faire d'autres choses, sous peine sinon de s'épuiser.

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